vendredi 13 juin 2014

Odyssée grecque… Le retour…

Fin février a marqué le départ du bus de la Grèce… Vers la France… Un retour un peu anticipé, et qui s'est imposé après de lourdes réparations sur le bus, qui ont eu raison des dernières économies de sa propriétaire…
Qu'il est difficile de repartir dans le sens inverse lorsqu'on avait prévu de faire une boucle !..
Le 28 février, c'est l'heure de nous séparer du reste de l'équipe, après un gros câlin collectif…

 
Il faut sécher les larmes, et puis reprendre la route, il nous reste beaucoup de kilomètres à parcourir...
Heureusement, pour pallier à notre bas moral à Alexandra et moi, des surprises nous attendent sur la route… Nous sommes toujours en Grèce, et c'est tout d'abord la beauté des paysages qui nous éblouit : nous passons notre première nuit sans le convoi et nos amis à Edessa, où nous sommes garés juste au dessus de ces grandes chutes, indiquées partout dans la ville.
Nous aurons eu, pendant tout le voyage, la chance de voyager à la bonne saison, la creuse, et de pouvoir nous garer toujours très facilement, et d'obtenir aussi très facilement d'autres avantages…
Ici nous sommes sur le parking très touristique de la ville, mais il n'y a personne. L'hôtelier de la place nous offre l'électricité et des coups à boire, c'est une belle première soirée...






Nous traçons ensuite notre itinéraire jusqu'à Igoumenista (où nous prendrons le bateau) en faisant un petit détour pour aller dire au revoir aux amis qui nous sont chers, à Bitola (Macédoine) et à Lemos (près de Prespa) où nous avions joué en décembre. Petite anecdote des enfants sur notre périple : « à la fin, on a fait Macédoine-Grèce, Macédoine-Grèce, Macédoine-Grèce, Italie, France!)
C'est vrai, mais les petits détours à chaque fois en valaient la peine…

Puis nous passons par Ioannina où nous dormons près d'un très joli lac entouré de montagne (et oui, un classique en Grèce, mais que de beauté !!!)
Ensuite c'est le bateau d'Igoumenista à Ancona (Italie) toute une nuit + une journée... Rencontre avec le chef de bord... Demande des enfants d'aller voir la cabine de pilotage, acceptée par Andreas !... Très beau souvenir pour nous...
Puis nous traversons l'Italie par la Toscane... Sienne, Florence, Pise… mais il semble que notre moral descendant au fil des kilomètres nous fait oublier de prendre des photos...

Une semaine plus tard, nous passons la frontière… Psychologiquement, ce n'est pas une mince affaire… Et puis il faut descendre du bus, faire le plein de gasoil, faire des courses, entrer dans un magasin… et entendre parler français ! (Nous sommes à Gap). Après 6 mois à pratiquer l'anglais et à s'essayer aux langues de chaque pays traversé, c'est un choc...
Heureusement, à la station nous rencontrons Grégoire, producteur de pommes, qui nous propose de venir dormir chez lui… Puis nous rencontrons sa femme, Maruscia, une anglaise qui a vécu en Grèce... Parfait ! Nous passons donc une première très belle soirée en France, pour notre grand bonheur ; nous y trouvons tous notre compte, et le lendemain chacun a du mal à quitter nos hôtes… Téotime est déjà sur le tracteur avec Grégoire, Anatole joue et chercher les chats, et Alex et moi sommes séduites par le lieu et ce couple qui nous a si bien reçus !
Les jours suivants nous faisons la tournée des copains qui sont sur la route, surprises sur surprises...

Mais bientôt il n'est plus possible de prendre le temps… Depuis que nous sommes partis, les enfants sont très pressés d'arriver... Une fois en France, ils ne tiennent plus, autant dire qu'ils craquent même... Au bout de 3 jours, je décide donc de tracer et je roule toute une journée ainsi qu'une partie de la nuit pour que le lendemain matin ils se réveillent... Chez papi et mamie (près de Nantes) ! Réveil joyeux, cela me donne 2 jours de répit pour récupérer de cette grande ligne droite, et puis nous repartons pour la dernière, pour arriver le samedi 1er avril à L'Erardière…

Voilà, nous sommes là, arrivés dans un contexte électoral difficile… comment ne pas se sentir mal à l'aise dans un contexte où beaucoup de gens n'acceptent pas les étrangers et en ont peur, alors que nous revenons d'une épopée à travers tous ces pays où les gens nous ont si bien accueillis (en tant qu'étrangers…). C'est inconcevable !..
Alors pour se sentir moins « parachutés », pour que ce retour soit un peu moins brutal, nous dormons encore près de deux semaines dans le bus...

Ce retour anticipé est donc un peu difficile à accepter et à vivre, mais à la fois d'autres facteurs entrent progressivement en jeu pour me montrer que c'était aussi certainement le bon moment… Les enfants sont ravis de retrouver tous leurs amis qui leur ont terriblement manqué, et sont contents de retourner à l'école, pour ce dernier trimestre qui va aussi permettre le passage dans la classe supérieure de manière très sereine... Et oui , faire l'école à ses enfants c'est bien à la maison, mais en itinérance c'est autre chose !.. Le programme n'était pas tout à fait terminé… Et puis pour moi, trois mois ce ne sera pas trop non plus pour trouver du travail pour la rentrée… Alors on retrousse ses manches !!!

Voilà, il me reste à écrire un grand MERCI à tous ceux qui nous ont suivis dans cette aventure, à tous ceux qui nous ont soutenus, merci pour votre générosité et vos encouragements. Ils nous ont portés, ils nous ont aidés et ils ont nourri notre aventure, dans tous les sens du terme !.. Nous revenons grandis, nous revenons unis, nous revenons plein d'images et avec une grande complicité… Nous en avions besoin après une année si bancale à la maison, et fiers de ce voyage prévu en famille, même si Frédérik nous a beaucoup manqué… Ce voyage nous a aussi aidé à avancer sur notre deuil, nous a aidé à nous rapprocher et nous a ouvert sur de nouvelles horizons, pleins de nouvelles possibilités… L'aventure continue, à suivre !..


mardi 6 mai 2014

La vie est un cirque

Enfin, le résumé en 3 minutes 30 secondes de nos exploits circassiens avec les enfants d'Italie, de Bosnie, Macédoine, Grèce et Roumanie...

dimanche 6 avril 2014

Nos aventuriers et le mystère du lac disparu !



Maman, Alex, Lola et Fabien sont partis à Thessalonique et nous on est restés avec Quentin et Amandine dans le bus. On a fait une pyjama partie, on a mis des matelas par terre et on a regardé Kuzco un dessin animé tous ensemble.


Ce matin on s'est levés hyper tard, on est allé sous la couette tous les quatre, on a joué à des jeux et on a fait un méga câlin puis on a joué au rois du silence pour finir de se réveiller et on s'est levés pour aller prendre le ptit dej.

Après on a fait une promenade de ouf. A la recherche d'un lac disparu. On ne l'a jamais trouvé. Pourtant on l'a cherché longtemps, longtemps.

Peut-être que le village a vidé le lac pour pas qu'il gèle comme les fontaines dans les villes. On a trouvé plein de truc de pêche, un bateau, un filet de pêche et des flotteurs.

Il y avait aussi des fourmilières géantes, des plantes, des plumeaux hyper hauts. On a joué aux chevaliers avec et on a aussi fait des dessins par terre.


On voulait faire la ballade en vélo mais a un moment on s'est enfoncés dans la gadoue et les pneus glissaient beaucoup. Nous on en avait partout, on a marché longtemps avec les pantalons remontés. C'était degueu mais trop rigolo !!


En rentrant on s'est arrêtés au kiosque du village pour boire un coup, car on a marché et fait du vélo pendant plus que 2 heures !






C'était cool la boue, c'était trop bien car on arrêtait pas de glisser et tomber et maintenant on est tout sales !!!!

vendredi 4 avril 2014

Odyssée grecque - Act 4

Anne et Raphaël décident de venir avec nous à Athènes. Nous nous retrouvons donc tous les 10 à la capitale, le 13 Février au soir. Nous nous garons sur un parking, très proche du centre ville, il nous suffit de traverser le parc de l'acropole pour être dans le centre.

Nous restons à Athènes quelques jours car nous attendons une réponse. Effectivement, Constantinos que nous avons rencontrés à Kalamata, a adoré notre projet et a contacté des amis à lui qui travaille sur l'île de Lesbos (grande île grecque, très proche de la Turquie) et ils ont fait une demande de subvention auprès de la compagnie de bateau pour nous faire traverser avec notre convoi. Le trajet devrait être Athènes > l'île de Hios (nous jouerions le spectacle sur cette île en plus, en échange de la subvention) > Lesbos > Thessaloniki.

En attendant cette réponse, on se re-balade dans les rues d'Athènes, on retourne au marché, on se fait des pique-nique sur les vieux cailloux de la capitale... Nous sommes 10, mais chacun fonctionne à son rythme...

Le lundi 17 Février, nous avons une réponse négative de la compagnie de bateau. Anne et Raphaël qui veulent aller en Turquie avaient parlé de nous accompagner sur l'île, mais puisque nous n'iront pas, ils décident de rester à Athènes pour continuer à faire de la musique et aller en Turquie ensuite. On improvise un apéro dinatoire musical la veille de notre départ (lundi soir). Tout le monde essaye chaque instrument de musique (flûte traversière, n'goni, bouziki...), on mange du tarama et du tatsiki, on boit de la mythos ou de l'alpha, sourires, chansons, regards, histoires, parôles, musiques...


Mardi 18 Février


Nous reprenons donc la route le matin, avant un dernier aurevoir chaleureux avec Anne et Raphaël. Aujourd'hui nous allons à Thermopiles pour se baigner dans des sources d'eau chaudes. Lorsque l'on arrive sur place, le soleil commence déjà à se coucher. On va toucher l'eau : elle est vraiment chaude ! Une majorité d'entre-nous n'a jamais était dans des sources d'eau chaudes auparavant : on sent cette odeur de souffre (qui ressemble à celle de l'oeuf), on observe la couche verdâtre qui s'est déposée sur les rochers et qui glisse, on s'étonne en voyant les bijoux en argent qui se sont oxydés... On profite de ce bain chaud géant ! Les garçons plongent et sautent dans cette piscine naturelle, pendant que d'autres se mettent sous les cascades pour être massés.

Le soir, Amandine, Quentin et Lola retournent se baigner. Le froid venue avec la nuit rend le bain chaud en plein air encore plus agréable, et le ciel dégagé, nous offre un panorama sur les étoiles.


Mercredi 19 Février


Re-baignade au levé, puis petit déjeuner dehors. On s'amuse à chronométrer les temps de pause sur place des cars touristiques : en moyenne 10 min, avec juste trempage des pieds. On est bien contents de profiter plus qu'eux de cet endroit.
L'après-midi, on fait les courses et on se connecte sur internet. Vidange haut-perchée pour Edgar qui en a besoin. Puis retour aux sources pour Quentin, Amandine, Fabien et Lola, alors que le bus reste en ville car Laure et Alex ont besoin de se connecter plus longuement.

Aux sources, on rencontre un couple de français qui voyagent en camping car avec leurs 2 enfants pendant un an sur les routes de l'Europe (vous pouvez jeter un coup d'oeil à leur blog : 

A la nuit tombée, on recommence comme la veille : baignade et observation des étoiles...


Jeudi 20 Février


On se retrouve tous le matin pour aller en direction du mont Olympe, la montagne des Dieux grecs ! Mais, ce n'est pas chose facile d'aller titiller les Dieux là où ils sont ! Il y aura des chaine de montagnes à traverser, des 20km/h de pointe pour nos véhicules et des pauses pour faire refroidir nos moteurs. Mais comme maintenant tout ceci c'est de routine pour nous... On le fait tranquillement, avec une étape sur la route.
C'est dans un joli petit village que nous nous arrêtons. Nous nous garons autour de la place du village garnie d'arbres magnifiques et d'une source d'eau. Le soir c'est la fête au village, mais nous sommes tout de même trop fatigués de notre journée pour en profiter...


Vendredi 21 Février


Après le déjeuner on reprend notre route vers le mont des Dieux. En regardant la carte la veille, on s'est aperçut qu'on avait fait presque toute la route, et que l'étape du jour aller être facile ! Nous partons pour une petite trentaine de kilomètres, c'est à dire environ 40 min pour nous.
On traverse le village de Olympiada et trouvons ensuite un spot aussi idéal que que somptueux : le sol est plat le lieu est grand, des arbres creux servent de parc de jeux aux petits, comme aux grands, une petite rivière coule gentiment, on ramasse du bois et des pierres, pour faire un feu grand feu de camp.

 



  

Pendant ce voyage, on est plutôt végétariens, mais de temps en temps, nos envies carnivores se font savoir. C'est le cas ce soir ! On achète un poulet et des patates à l'épicerie du village que nous avons traversé. On fera cuire l'ensemble au feu de bois.
La soirée est paisible. Tout le monde est fascinés par le feu. Les enfants passent des heures tranquilles, captivés.
Chacun se prépare sa petite cuisine avec ses épices préférés, et on mange au chaud, en cercle, ensemble.




 



Un groupe de trois jeunes viennent à notre rencontre et boivent un verre avec nous. On leur offre une banane au chocolat qui vient du feu. Ils n'en n'avaient jamais mangés préparées de cette façon. Nous sommes très surpris quand vers minuit ils décident d'aller chercher des cigarettes. Effectivement, dans ce tout petit village au milieu de rien, hormis ce mont Olympe, on peut acheter des cigarettes jusqu'à 4h du matin !
On se couche, heureux et sereins de cette belle soirée.

Samedi 22 Février (jour d'anniversaire d'Amandine !)


Sur ce terrain plus que parfait, il y a même un robinet d'eau. On branche le bus et c'est douche pour tout le monde !
Le matin, chacun va à son rythme : réparations électriques pour Edgar, vaisselle de la veille, rangement des véhicules, préparation du déjeuner, masque de beauté pour la Reine du jour...



Les enfants, eux sont encore bloqués sur le feu de la veille et veulent en refaire un ! On profite du feu relancé pour lancer le dessert de ce midi : pommes, miel, beurre salé... une tuerie ! :)
Laure, Alex et les enfants partent après le déjeuner direction Thessaloniki : nous avons trouvé un lieu où garer les véhicules (encore une fois grâce à nos contacts de Kalamata) et Laure voudrait y faire un atelier cirque là-bas dimanche après-midi pour les remercier. Comme il n'y aura pas beaucoup d'enfants, Laure veut bien y aller avec Alex et les enfants et nous laisser 24h de plus à profiter de cet endroit.
Amandine, Lola, Fabien et Quentin restent donc ici. Nous décidons d'aller faire une balade au sommet du mont Olympe. On prend l'Yves (sans carlo) et commençons à grimper par une route très sinueuse. Plus nous montons, plus la hauteur rend le paysage majestueux. Mais notre colère et notre déception sont grandes lorsque nous arrivons au bout de la route, arrêtée brusquement par un homme armé devant un portail qui protège un camp militaire !!! Dégoutés, on redescend rapidement de ce lieu.
Nous allons alors dans le bourg d'Olympiada pour faire quelques courses et boire un verre pour l'anniversaire d'Amandine. Les gens sont très gentils avec nous, ils essaient de nous aider au maximum. Par exemple lorsqu'on leur demande où on peut acheter du pain, l'homme qui tient le magasin nous explique que les deux boulangeries qu'il y avait ici ont fermées, alors il récupère le pain de chez lui et nous l'offre ! Et on a beau insister, il est hors de question de payer un centime.
Bien sur, tout le village a repéré les véhicules qui ce sont installés « au croisement après le village », et ils sont très heureux d'avoir des touristes ici.
En rentrant au campement, on fait un feu, on met des patates à cuire dedans et on sort l'ordinateur dehors pour regarder un film (Marley, un documentaire sorti récemment sur le chanteur Bob Marley). C'est étrange d'avoir face à soi un film, le feu et les étoiles en même temps...
Nous entendons l'orage et nous avons deux minutes de grosses gouttes avant l'averse. Les patates sont cuites pile-poil, on rentre tout au camion pour finir de manger et regarder la fin du film. Le timing a été parfait !


Le dimanche 23 Février


Nous partons direction Thessaloniki pour rejoindre les autres. Mais sur la route, nous nous arrêtons sur la côte pour manger des fruits de mer et du poisson. Malgré le soleil, les touristes sont complètement absent de cette belle plage. Très grande et plate, elle ne ressemble pas du tout aux autres plages que nous avons vus en Grèce, celle-ci me fait penser à la côte normande.
Après une après-midi à conduire sur une route pleine de trous, nous nous retrouvons tous le soir à Thessaloniki.

Thessaloniki


On reste cinq jours dans cette ville. Les véhicules sont garés dans un ancien camp militaire transformé en énorme potager collectif par les habitants de la ville. On ramasse épinards, brocolis, salade dans le jardin pour nos repas. On se balade dans la ville, on marche le long de la plage, on va au marché couvert...
On découvre aussi, un lieu tout à fait extraordinaire, au coeur de la vile. C'est un ancien immeuble où des bénévoles on aménageaient un bar, un restaurant (pas cher et avec des produits frais et locaux), une bio-coop, un espace pour les enfants, une bibliothèque, une librairie, une salle d'impression et de photocopies, et même une clinique vétérinaire pour les animaux des rues. Ce dernier endroit est très apprécié par les enfants qui peuvent y observer des animaux aussi ordinaires que fantastiques (pigeon, hérisson, buse, pélican...) Cette coopérative est très vivante et une énergie incroyable émane des gens qui s'en occupent.

Pour le weekend, nous allons à quelques kilomètres d'ici pour quitter un peu la ville. Laure part prendre le temps de méditer, Alex, Lola et Fabien retourne à Thessaloniki pour une soirée Balkan Fest. Amandine et Quentin gardent les enfants pour essayer de trouver un lac...

mercredi 19 mars 2014

Anatole, grand reporter, nous raconte ses aventures à Jean-Claude Beach

Aujourd'hui, il fait très beau, en début de Février et je me suis baigné juste après être arrivé à la mer. Je me suis baigné que 5 minutes, après on a mangé.
Après mangé on a attrapé des oursins, j'en ai attrapé un énorme. Il y avait des oies qui se baignées.
Après avoir attrapé des oursins, j'ai fait un cours d'art visuel assis sur les rochers, au soleil, et je me suis rebaigné... et là ! J'ai vu quelque chose qui sauté à moitié dans l'eau, j'ai demandais à Fabien et Lola ce que c'était, il a ressauté et ils m'ont dit que c'était un dauphin !!! Il était à à peine 100 métres. Je crois qu'il était là, parce que j'étais dans l'eau et qu'il venait jouer avec moi :)

J'ai décidé de l'appeler Jean-Claude.


samedi 8 mars 2014

Odyssée grecque Acte 3

  

Le 8 Février :

C'est à 8 que nous arrivons à Kalamata, et c'est à 10 que nous repartons de cette ville. Amaia, notre contact à Kalalmata, en SVE au Youth Center, et Lina, aussi en SVE dans cette association, nous suivent. Elles ont pris 3 jours de vacances pour aller avec nous jusqu'à Athènes.

Nous partons samedi matin, le convoi bien remplit, les yeux scintillant la fatigue de la soirée bien festive de la veille.
Nous roulons donc une bonne heure pour arriver à Gianova lagoon. Nous pique-niquons sur la plage, près de deux bateaux abandonnés. Anatole emmène Amaia avec lui dans son « bateau de pirate », et Téotime prend Lina dans son équipage. L'anglais, le français et le grec se mélangent afin de donner les ordres à l'équipage.

Dans l'après-midi, Laure et Anatole font école, pendant que Téotime fait la sieste. Le reste du groupe décide de faire une balade. Il fait très beau, nous sortons les shorts et les sandales. Nous longeons la mer pour arriver jusqu'à la lagoon et espérons voir des flamants roses, et autres oiseaux, très coutumiers des lieux. Malheureusement, après 4 km de marche, nous apercevons les oiseaux de l'autre côté du lagon et nous sommes obligés de prendre le zoom de l'appareil photo pour voir quelques volatiles.




 Tout de même, la nature nous offre un paysage magnifique.



Nous rentrons, les pieds de plus en plus douloureux, allons regarder le couché du soleil sur la plage, et allons manger une bonne soupe.
Le soir, tout le monde est fatigués et à 22h, toutes les lumières des véhicules sont éteintes.


Le 9 Février :


Après un petit déjeuner au soleil, nous quittons Ghiainova Lagoon pour rejoindre Kiparassia. Sur la route les montagnes recouvertes d'oliviers nous permettent d'entrevoir la mer de plus haut. Les montagnes d'oliviers laissent place aux montagnes d'orangers et de citronniers. Il fait beau T-shirt et lunettes de soleil obligatoires !


Nous nous arrêtons donc à kiparissia, juste à côté de la mer. Après le déjeuner, une équipe va voir le château dans la vieille ville et escalader la montagne. Une autre reste au campement pour faire des jeux (l'équipe des filles est invaincu à la fin de la journée).
Le soir, bouffe dans le bus, mélange des langues, jeux et au dodo.

Le 10 Février :


Encore un petit déjeuner au soleil, nous nous préparons au départ tranquillement : caca nature, remplissage des bidons d'eau et courses pour les prochains repas. C'est qu'aujourd'hui on a un gros trajet à faire puisque l'on veut rejoindre la côte est du « 3e doigt de la Grèce ».
Le midi, grosse salade grecque : fêta, avocats (cueilli sur un avocatier dans les rues de Kalamata), des tomates et du concombre (c'est de saison en Grèce !), du basilic (cueilli par Quentin la veille lors de sa balade au château), de la ciboulette (de chez Edgar), des croutons (tradition grecque) et de l'huile d'olive (du Péloponnèse, évidement !). Pour finir, une petite partie de Molki pour digérer avant de reprendre la route.
On roule encore beaucoup l'aprem, grimpons des montagnes, quittons la mer, la retrouvons...
En fin d'après-midi, Edgar part en éclaireur pour trouver un coin où se poser. Nous trouvons un petit parking à côté du port des pêcheurs, au bord de l'eau et près d'un parc de jeux... tout le monde est ravis !


Le soir, on fait des jeux en buvant de la bière et en mangeant des « pistachou » ou on s'amuse au parc de jeux, ou on part se balader. Une pause soupe, et les joueurs retournent à leur occupation. Pendant le jeux, on parle anglais, français, espagnol, grecque et lituanien.

Le 11 Février :


Au réveil, les bateaux de pêche rentrent de la mer et les premiers clients vont voir quel trésor a été pêché. Nous achetons un joli petit thon pour le déjeuner.
Le petit déjeuner (au soleil) entre le port et les véhicules intriguent les passants et les pêcheurs.


Nous reprenons la route direction l'est du « 4e doigt de la Grèce ». Toujours des oliviers et des orangers à perte de vue... Nous allons vers Palea Epidavros, prenons la première direction vers la mer. La route se rétrécit de plus en plus, il n'y que la place pour un véhicule... Nous continuons ainsi sur deux km environ, ne sachant pas ce qu'il y aura au bout, ni même si nous pourrons faire demi-tour... Mais là... Surprise ! Nous tombons sur une petite plage paradisiaque où il y a tout juste la place pour nos véhicules ! Entourés par la montagne, la mer, les chats sauvages, deux oies... La vie est belle !
On arrive et l'eau turquoise impose la baignade direct !


 
Ensuite nous cuisinons notre bon thon avec sa sauce à l'huile d'olive/citron et pour clore le déjeuner, forcement... baignade digestive !
L'après-midi, certains vont cueillir des oranges pour le groupe, d'autres font une grande balade des les montagnes, d'autres encore vont faire des courses pour une soirée espagnole, et les derniers font un cours d'art visuel entre deux baignades (voir article suivant d'Anatole).
En fin d'après-midi, nous nous retrouvons tous et préparons le dîner : « tortillas patatas y sangria », le tout sous les précieux conseils d'Amaia.


On mange dehors (on a même un lampadaire), sortons les instruments de musique, Anatole et Lina chantent des comptines françaises, lithuaniennes, anglaises...
Nous clôturons cette belle soirée par « le jeu du personnage sur le front », le « qui suis-je? »

Le 12 Février :


Journée un peu triste puisque c'est le jour où Lina et Amaia retournent à Kalamata...
Pour le petit déjeuner, c'est Téotime qui prends l'initiative de placer la table « au plus près de l'eau ».


Après le petit déj', Laure et Téotime font un château de sable, Amandine et Quentin lisent au soleil (à la fin de leur scéance ils sont au bord du coup de soleil !) et les six derniers font un TOC sur le sable.
Pour le déjeuner, Jean-Claude vient nous revoit et c'est encore Anatole qui le voit en premier. Ceux qui n'avaient pas encore fait sa connaissance sont ravis de le voir enfin.

Et autre surprise, Rapahaël et Anne, le couple de musicien que nous avons rencontrés à Kalamata, nous ont retrouvés ! Nous mangeons donc tous les 12 ! Même tous les 13 puisque Jean-Claude nous rend une nouvelle fois visite (« Mais alors ce Jean-Claude qui s'est ???! » Réponse dans l'article suivant d'Anatole !). Malheureusement cette troupe très agrandie est très éphémère car vite après le repas, Quentin, Amandine, Laure, Alex et Téotime raccompagnent Lina et Amaia à Korynthos pour qu'elles prennent leur bus.
Fabien et Lola, conquis par cet endroit paradisiaque, décident de rester une journée de plus ici, et propose à Anatole (qui est devenu un véritable dompteur de chats) d'être des leurs. Anne et Raphaël restent aussi sur place.

Les au revoir avec Amaia et Lina sont très difficile, le temps passé avec elles, fut vraiment très bon. Le groupe respirait d'une nouvelle façon. Numériquement parlant, être 10 ou 8 ne change pas grand chose, mais ne pas toujours parler français, que les enfants aient d'autres personnes pour jouer, que les idées culinaires soient plus variées, que les discutions fassent prendre du recule sur cette aventure (qui en est à la moitié), que des personnes aient décidé de nous suivre parce que le projet les fait rêver, que leurs sourires et leurs gentillesse soient avec nous, bref toutes ces choses font du bien ! Encore plus quand le temps et les paysages sont magnifiques :)